En constructuction

Marseille

Netflix décide de produire des fictions françaises. La première à être diffusé est donc The Returned. Ah, non, je me suis trompé, c’est un remake de la série française Les Revenants. Donc, la première production de fiction française est Special Correspondants. Non, non et re-non, c’est bien un film fran… mais mince alors, j’en suis sûr et certain ! On me dit dans l’oreillette que je confonds avec Envoyés Très Spéciaux, avec Jugnot et Lanvin. L’oreillette me dit que Special Correspondants est le remake du film français.

Cela veut dire que la seule véritable fiction française est Marseille. Mince, c’est con parce que ces remakes sont plutôt bien faits. Commençons !

Le 5 mai à minuit et demi, je lance Netflix. J’ai bien vu les titres racoleurs disant que la série était un « accident industriel » mais je suis un peu fou, j’appuie sur play.

Gérard Depardieu apparait. Il se drogue. On y est, le premier ingrédient de la série des années 10. Le sexe et la trahison ne devrait pas tarder à pointer le bout de leur nez plein de coke.

Il rejoint difficilement Benoit Magimel. Quelques mètres devenus fastidieux par le choix du réalisateur de coller des ralentit pour des scènes à la con. Arghhh, le temps d’un épisode, ça peut passer mais ça va devenir une règle pour les sept qui suivent.

Aller, courage, ce n’est qu’un détail. Deux mini plan de Marseille avec un accord façon film d’horreur.

Du jamais vu : ces transitions ont réussi à me faire saigner des yeux et des oreilles en même temps. Il est fort le gars. Il est tellement fier de sa merde qu’il va en coller jusqu’au dernier quart d’heure. Je vous vois venir, vous vous dites que ce genre de plan sont bien utile pour savoir où se situe l’action. Perdu ! un fois sur deux, c’est juste pour dire « hé ho debout la gauche ». Heu pardon, je me suis trompé, je voulais dire « hé ho on est à Marseille ». C’est important de nous coller ces images avec ce son strident, parce que moi, avec le titre de la série, j’avais un sérieux doute sur l’endroit ou pouvait se situer l’action. Avec un peu d’exercice, vous finirais par les voir arriver, ce qui vous permettra de vous coller rapidement les boules Quies et le bandeau sur les yeux. Gardez-les seulement quelques secondes si vous restez ainsi tout au long de l’épisode, vous risqueriez d’apprécier la série.

Nous avons donc fait la connaissance de Depardieu en maire de Marseille qui a juste oublier de jouer. Bon, au début, je trouvais ça scandaleux mais j’ai fini par me dire que cela devait être difficile pour un acteur avec autant de bouteilles (dans le bide) d’incarner des lignes de dialogues écrites par Winnie l’ourson qui aurait lu 50 Shades Of Grey.

Faisons un petit portrait du maire. C’est simple : il est parfait. C’est le mec idéal, secourant la veuve et l’orphelin. L’oreillette me signale que j’ai dit qu’il se droguait et que par conséquent, je faisais l’apologie de la cocaïne. Je me dois de signifie à cette conne d’oreillette que notre pauvre maire est obligé de prendre ce genre de substance pour calmer la douleur liée à son accident de voiture.

Tout au long de la série, on nous rabâche qu’il est maire depuis 20 ans. Jamais ils ne disent 18 ou 24, mais toujours 20. C’est con mais je pensais que les élections municipales ce votait tous les 6 ans. Ça ne peut pas faire 20. Le genre de détail qui rend fou.

Passons à Benoit Magimel alias Lucas Barrès. Si Depardieu ne joue pas, Magimel se croit dans le Muppets Show. Son accent dégueulasse et ses mous de méchant pas beau font de lui le pire acteur du cinéma français, porno compris. J’aurais dû prévenir avant mais si vous compter regarder Marseille, je vous conseille d’engloutir des popcorns lors du visionnage. C’est toujours plus agréable de vomir le ventre plein. Dans le genre cliché, c’est le roi. Lunette et costard devant les caméras et blouson de simili cuir et mèche en arrière dans le civil ou il passe son temps à jouer au tyran tout en baisant tout ce qui passe.

Vous l’aurez compris, lui, c’est le sexe et la trahison.

La femme du maire ne sert à rien, c’est une conasse. On y reviendra plus.

La fille du maire, Machine est plutôt bien gaulé (ce qui lui vaudrait quelques scènes topless) et aussi conne que la mère. Pareil, on y reviendra.

Laissons le récit nous introduire les autres boulets.

Après nous avoir présenté de façon complètement stupide tout ce petit monde, on assiste à une scène de braquage. La fin de la scène nous dévoile les visages du duo que l’on nommera Laurel et Hardy. Laurel c’est le fan de tektonic, Hardy est le français de type nord-africain. La fille du maire, Machine donc, connait bien Laurel. Il tente de la violer, elle n’est pas contente et s’en va. Elle rencontre Hardy qui la drague, elle fait la fille mystérieuse, Laurel arrive, elle comprend que nos deux blaireaux se connaissent.

Nous revenons à nos deux têtes d’affiche : Le maire et son adjoint Magimel. Un beau discours de Gégé pour prévenir qu’il fait de son adjoint son successeur pour les élections municipales qui doivent donc se dérouler tous les 5 ans. Ça expliquerait pourquoi les chaînes d’infos ne parle QUE de Marseille et de ses élections. Pas une ligne dans leurs bandeaux pour faire semblant qu’il y ait des scrutins dans d’autres ville. C’est navrant. Nous commençons à assister au deuxième effet de style préféré du réalisateur : le flashback. Qu’est-ce qu’il les aime ses scènes ou les personnages entendent leurs anciennes lignes de dialogues en regardant le vide. C’est nul, mais nul ! Le maire parfait est trahi par son adjoint. Zut, ce n’est pas de chance, que faire ? De retours à la maison, la famille de gégé nous répète en boucle que Gégé est amoureux de Marseille. C’est vraiment un maire parfait. Sa décision est prise : il se représente.

Voilà, c’est fini. Ce n’est pas la peine d’insister sur le reste, c’est nul et sans intérêt. Il y a quand même des passages drôles dû au fait que la campagne de Magimel soit gérée par un idiot de dealer que se transforme en Tony Montana du pauvre. Il a pris sous aile notre jeune Laurel qui passe son temps à faire le jaloux parce que Hardy couche avec Machine. Cela finira mal car Laurel collera un coup de ciseaux sous l’estomac à Hardy qui entraînera sa mort. Faut en vouloir pour mourir à 20 ans d’une blessure de ce genre. Certainement une campagne pour la vaccination au tétanos. Sa mort est étonnante que la femme du maire, violoniste de merde apprend qu’une maladie va lui paralyser la main doucement. Bien entendu, dès qu’elle apprend le diagnostic, les symptômes apparaissent comme par magie. Cela ajouté au stress de la campagne de son mari. Cela suffit à pousser madame à tenter de se suicider. Les autres prétextes étant complètement bidons. Donc elle saute du balcon après avoir picolé sous antidépresseurs s’en sort avec un torticolis. C’est juste magique.

De côté du méchant pas beau Magimel, on apprend que celui-ci est le fils du maire et qu’il nourrit une rancune envers ce père qu’il l’a abandonné. Comme on apprend que le maire ne savait pas que la mère était enceinte, qu’il l’a sauvé (maman est une braqueuse) et c’est comporté en honnête citoyen, il est difficile de comprendre cet enjeu qui n’apporte rien, mais strictement rien à l’histoire.

J’ai failli oublié, mais le point qui sonne la dissension entre les deux est la construction d’un casino. Le maire pense qu’il est bon pour la ville car il mettra fin au trafic de machine à sous et autres jeux d’argent clandestins tenu par la mafia. L’adjoint n’est pas d’accord parce que c’est son copain mafieux qui lui a dit. C’est con hein ?

Si vous souhaitez découvrir la série, il ne me reste qu’à vous souhaiter bon courage.
Rédigé par :
Kazerlelutin
Classé dans : La scéance de rattrapage

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