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Guardians

Avant de lire cette article, vous pouvez regarder le film en question ici :

« Bonjour monsieur l’agent, je viens déposer plainte.
- Bonjour, expliquez-moi tout.
- J’ai été agressé par un film. »
Le policier se lève et m’indique gentiment la sortie.
« Ecoutez, dit-il, on ne porte pas plainte contre un film.
- Laissez-moi vous le raconter, vous comprendrez mieux ma détresse. »
Après une longue minute de silence, il se rassit m’encourageât d’un geste de la main à développer mon propos.
« Il s’agit d’un film de super-héros russes dirigés par l’armée.
- Il fallait commencer par-là monsieur !
- L’armée russe commence par faire une démonstration, en conditions réelles, de robots de combat. Une sorte de croisement entre un ED-209 et la batmoto.
- Je suppose que ça va partir en couille.
- Exact ! vous êtes très perspicace monsieur l’agent. Donc, l’armée perd le contrôle et les robots commencent à tout dégommer. Un bodybuilder torse nu avec tout un tas de câbles reliés à ses bras, son dos et l’arrière de son crâne chauve débarque. Il a une tête hideuse.
- Une sorte de Bane croisé à Cynoque si je comprends bien.
- C’est exactement ça monsieur l’agent !
- Pour le rapport, nous l’appellerons Banoque.
- Donc Banoque contrôle vraisemblablement les machines.
- C’est fâcheux.
- Nous voilà à Moscou, au ministère de la défense. Le général nous explique que le gouvernement a créé le projet Patriot à la fin des années 40.
- Patriot ! rien que ça. Continuez
- Donc, il explique qu’ils faisaient plein de trucs pas beaux avec des cobayes humains non consentants. L’un des chercheurs, le docteur Kuratov, spécialiste des recherches technologiques était obsédé par son projet : la télécommande universelle, le module 1.
- Oh putain ! j’espère qu’il a réussi, perso ça me gonfle d’alterner entre le lecteur Blu-Ray, la box et la télé.
- Vous n’y êtes pas monsieur l’agent. Il s’agit d’une télécommande capable de contrôler n’importe quel appareil.
- Genre, la télé mais aussi le portail du jardin et la centralisation de la bagnole ! c’est incroyable.
- Oui, ainsi que la cafetière et l’appareil à smoothie. Mais ne vous réjouissez pas trop vite. Le général nous explique que Kuratov est une quiche
- Une ouiche
- Pardon ?
- On dit une ouiche, pas une quiche. »
Quelques secondes à observer le policier me convainquirent qu’il était sérieux, je poursuivi :
« Donc, un vrai manche. Mais en plus d’être pas doué, le monsieur est jaloux de son collègue le docteur Nemesis.
- Je doute qu’il s’appelle Nemesis
- Vous avez raison monsieur l’agent, c’est plutôt dobo-truc-machin-nov.
- C’est un peu raciste : vous n’arrivez pas à prononcer son nom alors vous lui en donnez un autre. C’est honteux, Surtout que vous êtes en train d’écrire, et que même si vous n’arrivez pas à le prononcer, une petite recherche sur Wikipédia, un copier-coller ni vu, ni connu et l’incident était clos.
- Avec tout le respect que j’ai pour vous monsieur l’agent, vous avez nommé un personnage Banoque, parce qu’il est moche. »
Le policier me fixe, puis relance la conversation :
« Donc, ce docteur Nemesis, vous dites que c’est un bon.
- Tout à fait. Son truc, c’est la génétique. Kuratov décide de lui voler ses travaux pour faire ses propres manipulations génétiques.
- Oula ! vous dites que notre cher docteur n’arrive à rien dans son domaine mais il tente de réussir dans un autre, comme ça ? Je n’y connais pas grand-chose mais l’électronique et la génétique, c’est pas du tout le même domaine de compétence !
- Je vous avais prévenu. En général, dans les mauvais films, tant que le mec porte une blouse et fait des expériences, il peut faire de la chimie ou l’astronomie, personne ne trouvera à redire, C’est de la science.
- Ok, je note.
- L’armée décide tout de même de mettre Kuratov au coin. Mais le docteur résiste et s’enferme dans son labo clandestin. Il a piégé l’entrée tellement efficacement que tout a explosé dans un amas de produits chimiques et de radioactivités.
- Donc, il mort et les lieux sont condamnés pour des centaines d’années.
- Au contraire ! c’est un film de super-héros monsieur l’agent. »
Le policier bascule sur sa chaise, lève les yeux au ciel et tape du poing sur la table, puis ajoute :
« Attendez, je tente ma chance. Donc un docteur méchant + produits mortels + radioactivité + télécommande… Docteur Kuratov, c’est Banoque !
- Chapeau, vous êtes doué. Donc, le général explique que c’est bien lui avec sa télécommande enfin terminée qui a pris le contrôle des engins. Il nous explique aussi que la seule façon de le vaincre est de retrouver les surhumains qu’il a créés.
- Wahou ! vous me testez là ! je vous ai vu venir ! vous me dites que les expériences ont commencé à la fin des années 40, donc, ça fait plus de 60 ans. Personne ne l’a cherché depuis ?
- Non
- Et pour le vaincre, il faut retrouver ses cobayes, à lui ? alors qu’il arrive à peine à finaliser ses travaux dans son domaine d’expertise ? Pourquoi ne pas faire appel à ceux créés par son collègue qui a tout réussi ?
- Bah, il faut bien une motivation pour le combat ?
- Mais ils vont être vieux !
- Pas du tout, ils ne vieillissent pas.
- Attendez, je résume : les cobayes sont vivants et immortels, ils ont des super-pouvoirs, mais voudront tout de même se venger, pourquoi ?
- Certainement parce qu’ils souffrent d’être trop parfait, comme tous les super-héros, le fardeau, tout ça.
- Ou alors, c’est parce qu’il n’était pas consentants, ils n’avaient rien demandé les pauvres.
- Ah non, ceux-là étaient volontaires, ils le disent eux-mêmes plus tard.
- Bon, je vais allez nous chercher un petit truc à grignoter, vous prendrez quoi ? Aspirine, Dafalgan ?
- Un Efferalgan 1G s’il vous plait. »
L’agent quitte la pièce puis revient quelques minutes plus tard avec un plateau contenant une cruche, deux verres et un bocal de pilules.
« Merci, c’est bien aimable monsieur l’agent.
- Je vous en prie.
- Permettez que je continue. Donc, le général confie la mission au major Larina, une belle blonde à l’air sévère qui n’est pas sans rappeler la copine de Draco dans Rocky IV. Le général lui donne deux semaines pour retrouver les surhumains et neutraliser Banoque.
- Pourquoi deux semaines ?
- Heuuuu, parce que.
- Mais genre, on connaît le plan de Banoque, il va se passer un truc ? Auriez-vous oublié un détail ?
- Je ne pense pas monsieur l’agent, c’est certainement juste pour montrer que le major est trop badass car elle peut relever le défi.
- Certainement. Continuez.
- Le nom de la mission est tout trouvé, je vous le donne en mille…
- Guardians !
- Exact ! Le major demande à ces équipes de retrouver la trace des cobayes. Les figurants commencent à dire qu’ils ne trouvent aucune trace dans les documents officiels.
- Ok, mais où est le QG ?
- C’est le QG historique de Patriot.
- Donc, pourquoi ils n’ont rien, alors qu’il s’agit de l’équipe en charge du projet top secret ?
- Parce qu’ils recherchent sur les fichiers de la police et de l’armée.
- Hum, c’est un peu con, parce que leur projet est top secret, donc techniquement, la meilleure source, c’est eux.
- C’est un complot dans un complot. Bref, Ils font des recherches sur Gala, Voici et Youtube. Et ils trouvent en 5 minutes.
- Fort !
- Le premier à être retrouvé est Ler. Il a le pouvoir de télékinésie
- Cool !
- Qui ne marche que sur les pierres.
- Quoi ? vous avez certainement mal compris.
- Non non, uniquement sur les pierres. Genre s’il y a un mur en béton, ça ne marche pas. Mais si le mur est réduit en morceaux, ça marche.
- C’est étrange.
- Et il se fait des armures en pierre.
- C’est la Chose en gros.
- Sans la licence. Mais il est moine ou un truc dans le genre. Il accepte sans problème pour botter le cul à Banoque.
- Je le comprends : si un mec avait les compétences pour faire de moi un superhéros et qui me refilait le pouvoir le plus ridicule du monde, j’aurais un peu les boules aussi.
- Le suivant est Khan. C’est un asiatique poursuivit par des chinois. Lui maîtrise les sabres, à une allure de ninja, et se déplace à la vitesse de la lumière dans un nuage de fumée.
- Ok, là c’est raciste.
- Le suivant, ils vont le chercher dans les bois. C’est Arsus, l’homme Ours.
- Normal, les loups-garous, c’est so 2010.
- Enfin la dernière, la bombasse du groupe, Kseniya. Ils vont la retrouver facilement car la demoiselle propose un spectacle où elle plonge dans l’eau et en ressort invisible. Car elle ne peut devenir invisible que lorsqu’elle est mouillée.
- Ça doit être relou au pieu.
- Je ne vous le fais pas dire.
- Ok, maintenant, en vue des superpouvoirs, je comprends mieux la réputation exécrable de Banoque.
- Tout à fait. La demoiselle est amnésique depuis 40 ans. Elle ne comprend pas pourquoi elle ne vieillit pas.
- Moi non plus. Ils ont tous des capacités très différentes mais ce truc là, ça marche à tous les coups.
- C’est vrai que c’est assez étrange monsieur l’agent.
- Donc, après que la demoiselle ait raconté sa vie inintéressante au possible, les 4 fantastiques vont botter le cul à Banoque.
- Direct comme ça ?
- Oui, le général a retrouvé la trace GPS des camions volés. Et bien sûr, il pleut.
- C’est pratique, la femme invisible va pouvoir être invisible !
- Oui, mais il se font tout de même laminer sévère. Ler se fait défoncer par Banoque en personne et les autres sont capturés. Enfermés derrière un champ de force, Banoque leurs explique que leurs captures viennent de son plan diabolique pour les réunir et leurs proposer de le rejoindre. Ils ont 24h pour se décider.
- Décidément, ils aiment les ultimatums ! Je tiens à vous faire remarquer que c’est un peu con comme méthode de recrutement.
- On est d’accord. Donc Banoque prépare la destruction de Moscou avec son armée de clone.
- Mon Dieu, Banoque prépare l’attaque des clones !
- Entre deux ellipses, le JT nous informe qu’un émetteur spécialement conçu pour la base spatiale trucmachin a été volé.
- Ils sont bien informés !
- Oui, donc Banoque défonce tout, genre Moscou, c’est Metro 2033, avec émeute, pillage… La totale. Attention, parce que là, il y a du lourd : Banoque décide de déplacer avec des hélicos une méga tour en béton, de la taille d’un building. Et là, révélation : Le général avait un deal avec Banoque : livrer les guardians si Banoque épargne Moscou.
- De toute évidence, Il n’a pas tenu sa promesse.
- Exact, donc, il tue le général, parce que Banoque, c’est un méchant. Nous retrouvons le Major qui vient au secours des guardians. Papa Ours explique que le champ de force servant de porte les empêche de sortir et qu’il faut désactiver le boitier de commande qui se trouve sur le mur.
- Excusez-moi, il n’y a qu’une entrée avec un champs de force ?
- Oui oui
- Les autres murs sont des murs classiques ?
- Exactement, avec des grilles d’aération de 2m sur 1m.
- Et aucun de ces superhéros, genre Papa Ours et sa super force pour penser à casser une des trois autres murs ?
- Non, aucun.
- Ok, je suppose que les expériences ont affecté leur intelligence.
- Bon, le major fait un truc badass, à savoir ne pas suivre les instructions et tirer sur la commande pour désactiver le champ de force. Elle explique que le général les a piégé et que le ministère lui a donné une nouvelle mission : arrêter Banoque. »
L’agent prend une poignée de pilules, les fourre dans sa bouche et fait passer le tout avec un grand verre d’eau. Il ajoute :
« Ok, je veux bien faire un effort, mais là, c’est trop. Comment le major sait que le général est un traître ? il est mort, je ne pense pas que le bougre ait laissé une lettre du style : Salut les loulous, je suis parti voir Banoque parce que je lui ai livré les guardians mais ce filou a tout de même rasé Moscou. Je vais lui tirer les oreilles. Ps : Comme le bougre est un petit peu con, un peu musclé et un tout petit peu venère, je vous décris mon plan diabolique pour faire avancer l’intrigue dans le cas où je perdais tous mes POG. Des bisous la famille.
- En effet, c’est peu probable.
- Et c’est quoi cette histoire de missions qui changent, c’est exactement le même objectif qu’a l’origine.
- Ne me demandez pas, j’ai pas compris non plus.
- Là on passe plein de scènes de merde dont les grandes tirades de papa Ours qui explique avoir observé pendant 40 ans Kseniya, parce que lui, c’est un scientifique.
- Non, c’est un pervers.
- Il dit scientifique.
- Non, c’est un putain de pervers.
- Mais il dit…
- Ecoutez, je suis policier, je sais reconnaître un pervers, et lui, c’est un putain de gros pervers.
- OK. En attendant, banoque a retrouvé le docteur Nemesis, celui à qui il a volé les travaux. Ce dernier lui dit qu’il sait ce qu’il compte faire avec les guardians.
- Cool, nous aussi du coup ?
- Non, jamais. On ne saura jamais en quoi les guardians sont utiles à Banoque. Il explique aussi qu’il sait pourquoi il avait séparé Ler du groupe : à eux 4, ils peuvent fusionner leurs énergies pour …
- Créer le megazord !
- Non, heu, enfin pas tout à fait. Mais c’est l’idée.
- Comment il sait tout ça le vieux ? ce sont les créations de banoque. Sur la base de ses travaux certes, mais c’est bien la création de Banoque.
- Ce n’est jamais vraiment super clair. De toute façon, il crève.
- Encore un bain de sang…
- Ah non monsieur l’agent, pas une goutte, jamais. Rien qui ne peut être résolu avec Mercurocrome.
- Le pansement des héros.
- Des superhéros.
- Supermercurocrome alors ?
- Bien joué monsieur l’agent. Avant de mourir, il dévoile tout ce qu’il vient de dire au major. Ensuite briefing où on nous explique enfin le plan de Banoque, accrochez-vous.
- Je suis prêt.
- Donc, Banoque a volé la tour en béton pour la suspendre entre des buildings car il lui faut un puissant émetteur, le plus haut possible, pour prendre le contrôle d’une vielle arme des années 80 en orbite, ainsi que de tous les satellites de communications.
- Mais c’est complétement débile. Il y a un mec qui a écrit ça ?
- Et il y en a même un qui l’a filmé.
- Ensuite, entrainement pour tout le monde. Le Major s’est aperçu que les pouvoirs des guardians étaient tous pourris, alors elle leurs donne des armes et des armures. Sauf pour la femme invisible. Elle a le droit à sa tenue moulante avec décolleté et jolies lumières.
- Normal.
- Mais maintenant, elle peut se rendre invisible sans eau et rendre invisible ses vêtements et des objets.
- Ah, elle ne pouvait pas avant ?
- Si si, elle se rendait invisible avec ses vêtements. Ensuite, combat final. C’est chiant, et rechiant.
- Mais j’aimerais bien savoir à quoi ça ressemble.
- Ça ressemble à Avengers 2.
- Outch, c’est dur.
- Ça finit en activant le megazord, qui fait tout de même vachement megazord. Kseniya commence à se rendre compte que papa ours est son stalker et quand ils veulent tous retourner traire des chèvres.
- Ou les violer
- Chuuut, papa Ours n’est pas comme ça je vous dis. Bref, le major leur dit qu’il existe d’autres guardians.
- Crotte, ils comptent faire une suite !
- J’en ai bien peur. Scène post-générique
- Non, vous déconnez, vous m’avez eu.
- J’aurais aimé, mais vous verrez le major tabasser un mec pour savoir qui l’envoie.
- La poste ?
- Haha ! non, c’est un certain Ferum. »
Le policier tape sur son clavier et sort la déposition de l’imprimante. Il me la donne pour signer puis me dit :
« Voilà, je ne vous ai pas pris au sérieux mais votre témoignage va sauver des milliers de personne.
- Plutôt quelques lecteurs.
- Bon, je pense que je suis amené à vous revoir.
- Je n’hésiterai pas à faire mon devoir Monsieur l’agent.
- Je vous en prie, appelez moi simplement Agent. »

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Rédigé par :
Kazerlelutin
Classé dans : La scéance de rattrapage
Mots clés : guardians, film, superheros, heros, russe